Fin de support Magento 2.4.5 et 2.4.6 en août 2026 : quelles options pour votre e-commerce ?

Magento 2.4.6 est sorti du support standard le 11 août 2026 et 2.4.5 de l'extended support le 12 août. Fin des correctifs de sécurité et de la conformité PCI : voici les trois options qui s'offrent aux marchands, et comment les arbitrer.
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Le 11 août 2026, Magento Open Source et Adobe Commerce 2.4.6 sont sortis du support standard d'Adobe. Le 12 août, l'extended support de la version 2.4.5 s'est arrêté à son tour. Une part importante des boutiques françaises sous Magento tourne sur l'une de ces deux versions — et se retrouve cette semaine sans correctifs de sécurité complets (sources : Fast-Mage, eBusiness360).

Ce que la fin de support change concrètement

Une version hors support ne reçoit plus de correctifs de sécurité complets : chaque CVE publiée reste ouverte sur votre boutique. Adobe indique par ailleurs qu'une version non supportée n'est plus conforme PCI — un point que votre prestataire de paiement et votre assureur cyber ne considéreront pas comme un détail. Concrètement : exposition croissante aux failles, responsabilité en cas d'incident sur les données de paiement, et un coût de maintien qui augmente à mesure que les agences facturent la rareté des correctifs manuels.

Option 1 — Monter de version et rester sur Magento

La montée vers 2.4.8 ou 2.4.9 prolonge le support jusqu'en 2028-2029. C'est la voie de moindre décision, pas de moindre coût : audit de compatibilité des extensions, redéveloppement de celles qui ne suivent pas, recette complète — et le même rendez-vous de fin de support dans deux ou trois ans. Pour un marchand dont Magento répond parfaitement au besoin métier et dont l'équipe technique est structurée, c'est un choix défendable.

Option 2 — Basculer vers Adobe Commerce as a Cloud Service

Adobe pousse ses clients vers son offre cloud managée. Elle supprime la charge d'infrastructure, mais repositionne le budget sur un abonnement dimensionné pour le mid-market et l'entreprise, avec un engagement fort dans l'écosystème Adobe. Pour les catalogues très spécifiques déjà profondément intégrés à Adobe Experience Cloud, l'option se défend. Pour les autres, c'est le moment de comparer le coût total réel.

Option 3 — Migrer vers Shopify

C'est la fenêtre dans laquelle s'engouffrent la plupart des marchands que nous rencontrons : la fin de support transforme une question théorique en échéance datée. Ce que change une migration vers Shopify : l'hébergement, la sécurité et la conformité PCI sont pris en charge par la plateforme ; les mises à jour cessent d'être des projets ; le B2B est natif sur les forfaits qui prennent en charge ces capacités ; et le budget bascule d'une maintenance défensive vers des évolutions qui vendent. Les points de vigilance sont connus et se traitent en méthode : reprise des données (produits, clients, historique de commandes), plan de redirections 301 exhaustif pour préserver le référencement acquis, et arbitrage extension par extension entre application Shopify, développement dédié ou abandon. Notre méthode complète est détaillée sur notre page migration Magento vers Shopify.

Shopify ou Adobe Commerce : ce que disent les chiffres, et ce qu'ils valent

Adobe et Shopify se comparent publiquement, et il faut lire ces comparaisons pour ce qu'elles sont. Sur sa page de comparaison officielle, Shopify avance un coût total de propriété inférieur de 29 % à celui d'Adobe, décomposé en trois postes : 42 % d'écart sur la mise en œuvre et la configuration, 42 % sur les frais de plateforme et de stack, 24 % sur les coûts d'exploitation. S'y ajoutent un lancement de boutique 40 % plus rapide et un processus de paiement qui convertit 5 % de mieux en moyenne.

Deux réserves, que nous formulons avant qu'un prospect ne nous les oppose. D'abord, l'étude est commanditée par Shopify — la page le mentionne elle-même en note. Ensuite, elle porte sur de grandes plateformes nord-américaines : les niveaux de TJM, la structure des coûts d'hébergement et les usages de paiement français ne s'y superposent pas mécaniquement. Ces chiffres donnent un ordre de grandeur défendable, pas un devis.

Ce que nous mesurons sur nos propres migrations recoupe pourtant la direction générale, pour une raison simple à identifier : sur Magento, une part importante du budget annuel finance le maintien en condition — hébergement, montées de version, compatibilité des extensions, correctifs de sécurité. Sur Shopify, ces postes sont absorbés par la plateforme. Le budget ne disparaît pas, il change d'affectation : il passe de la défense à la conversion. Nos repères de prix sont publics, plan par plan : tarifs Shopify France 2026 et prix de Shopify Plus.

Les quatre écarts qui se voient en exploitation quotidienne

L'autonomie des équipes métier. Sur Adobe Commerce, créer une remise, ajuster un bloc de page ou lancer une opération commerciale passe souvent par un développeur. Sur Shopify, Flow et Functions couvrent nativement des automatisations qui demandent du code sur Magento. C'est la variable qui pèse le plus lourd sur douze mois — pas en euros de licence, en délais de mise en marché.

Les applications contre les extensions. Shopify revendique plus de 8 000 applications installables sans développement. Sur Magento, une extension implique une intégration au code et une dette de maintenance qui se rappelle à chaque montée de version — exactement le mur que rencontrent aujourd'hui les boutiques en 2.4.5 et 2.4.6.

La sécurité et la conformité. C'est le cœur du sujet de cet article. Shopify porte la conformité PCI, les cadres SOC 1, 2, 3 et le RGPD au niveau de la plateforme, avec une analyse de fraude native. Sur Adobe, l'éditeur sécurise son infrastructure, mais la conformité de vos personnalisations reste votre responsabilité — et Adobe ne fournit pas d'outil natif d'évaluation de la fraude.

Le rythme d'innovation. Les Shopify Editions Printemps 2026 ont livré plus de 150 mises à jour, dont les vitrines agentives qui exposent le catalogue aux moteurs de recherche conversationnels. Ces nouveautés arrivent directement dans le code, sans montée de version à budgéter. Sur Magento, chaque nouveauté suppose un projet de mise à niveau — celui-là même que la fin de support vous impose aujourd'hui.

Un dernier point d'architecture mérite d'être connu : Adobe n'a pas construit Magento, il l'a acquis. La plateforme ne partage donc pas l'architecture du reste de la suite Adobe Experience Cloud, ce qui explique une partie des frictions d'intégration que rapportent les marchands déjà équipés côté données. Côté validation externe, Shopify est désigné Leader du Gartner Magic Quadrant 2024 pour la deuxième année consécutive, et Leader des Forrester Wave 2024 sur les segments B2C et B2B.

Comment nous arbitrons en pratique

Un cadrage court suffit à trancher : audit de l'existant (versions, extensions, dette), volumétrie des données à reprendre, cartographie des flux (ERP, logistique, comptabilité), et estimation comparée des trois options sur 36 mois. Chez LobsTTer, ce cadrage débouche sur un devis ligne à ligne sous 48 heures. Nous ne recommandons pas Shopify par principe : nous le recommandons quand le calcul le montre, et nous le disons quand une montée de version Magento est le meilleur arbitrage.

Six migrations Magento que nous avons livrées

Les cas publics parlent mieux qu'une promesse. La migration de Maison Lascours de Magento vers Shopify Plus et le replatforming du Moulin Rouge illustrent la reprise de catalogues à forte contrainte de marque. La migration de socup.fr avec refonte graphique et la refonte de patriciablanchet.com depuis Magento montrent le traitement d'un existant éclaté sur plusieurs systèmes. Enfin, Cache Cœur, avec sa diffusion marketplaces via Lengow, et L'Épicurien en épicerie gourmet couvrent les cas multicanal et catalogue alimentaire.

Votre boutique tourne sur Magento 2.4.5 ou 2.4.6 ? Réservez un échange de cadrage avec un expert LobsTTer — vous repartirez avec une lecture claire de vos trois options, chiffres à l'appui.

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